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L'étoile mourrante - Tiamat

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Jeu 28 Juil - 9:04

Tiamat Veles


Nom : Veles (Harunia)
Prénom(s) : Tiamat (Veranne)
Âge :  Près de 170 ans, physiquement environ 20 ans.
lieu de naissance : Dans la Forêt Maudite.
Sexualité : Pansexuelle.
Statut/métier : Noble (bourgeoise).
Famille : Toute sa famille est morte depuis longtemps.
Race : Dragon.
Groupe : Alfheim.
Pouvoir primaire : La lumière. Tiamat sait la manipuler autant sur un plan offensif que défensif.
Pouvoir secondaire : Shifting. Elle peut adopter trois apparences différentes; Sa forme draconienne, sa forme humaine, et une troisième qui est à mi-chemin entre les deux précédentes.
Malus : Chacune de ses capacités utilise énormément de son énergie. En tant que dragonne, elle possède beaucoup d'énergie, mais utiliser ses pouvoirs de trop peut mener à sa perte. Elle doit veiller à ne pas en abuser, surtout dans des situations très critique où elle aurait besoin de se cacher afin de se reposer, car peu importe sous quelle forme elle se trouve, utiliser ses pouvoirs rime avec se mettre en danger; en effet, afin de regagner de l'énergie, elle doit à la fois pouvoir s'endormir et se trouver un endroit sécuritaire où on ne peut la trouver, car le processus de regain d'énergie fait briller son corps d'une faible lueur blanche qui est tout de même assez visible en pleine noirceur.
Catalyseur : Une gemme dorée en forme de croissant de lune incrustée à même son front et autour de laquelle sa peau semble désséchée et légèrement craquelée. La gemme lui sert de catalyseur afin de bien cerner ses pouvoirs.



CARACTÈRE

Qu'est-ce que tu r'gardes, abruti?


Tiamat est le parfait stéréotype d'un dragon normal, en fait. Vaniteuse, égoïste et légèrement narcissique sur les bords, elle aime qu'on remarque qu'elle est belle, qu'on lui fasse des compliments sur ses exploits et autres flatteries exagérées, bien qu'elle n'appréciera pas bien plus la personne qui les lui raconte. Fière, orgueilleuse, elle ne supporte pas qu'on lui lance des piques, qu'on l'attaque à coup d'insultes dégradantes et autres, et est très portée à réagir fortement pour ne serait-ce qu'une petite insulte toute innocente. Souvent la personne concernée ne s'en tire pas vivante tant elle peut se montrer violente. Parfois on retrouve le corps. Parfois il est laissé sans tête, parfois il n'en reste que les jambes, parfois seulement un pied ou une main. Ou encore juste la tête. Ca dépend vraiment de son humeur en fait.

Oh, pour être violente, elle l'est, cette jeune dragonne. Si elle désire quelque chose, des richesses par exemple, elle n'hésitera pas à faire rouler des têtes et répandre une traînée carmin sur son passage afin de l'acquérir. Mais ce qu'elle est prête à faire pour atteindre ses objectifs est loin de se résumer à 'faire rouler des têtes'. Tiamat est prête à tout pour obtenir ce qu'elle désire, sauf si c'est quelque chose de dégradant. Elle a tout de même une certaine dignité à conserver, et elle est loin d'être une prostituée aussi. Jamais elle ne s'abaisserait à ce niveau. Plutôt mourir.

C'est une petite vicieuse, celle-là, vous l'aurez compris. Elle parle d'un ton doucereux, chaque mot lacé de miel et d'un doux venin imperceptible. Elle empoisonne l'esprit de ses victimes afin de mieux les berner, les convaincre de faire ce qu'elle demande sans avoir recours à la force la majeure partie du temps. Elle sait s'y prendre, n'empêche, elle n'a pas 170 ans d'expérience de vie pour rien. Et ceux qui lui résistent? Elle les bouffe, tout simplement.

Tia' ne se casse pas la tête pour des trucs aussi insignifiants.

Mais ça, c'est lorsqu'elle est en présence d'autres personnes. A la base, cette femme n'est plus qu'une coquille vide, l'ombre de ce qu'elle était autrefois. Comme si on avait eu la brillante idée d'inverser sa personnalité complètement, d'effacer l'ancienne elle et brosser un tout nouveau portrait, taché de noir et d'obscurs secrets. Parce qu'une fois seule, cette dragonne n'est pas plus visible qu'un esprit, se terrant dans son coin et y restant souvent bien longtemps par peur qu'on ne la voit craquer sous le poids immense qu'elle porte sur ses épaules. Entre le fait qu'elle meurt à petit feu et qu'elle ressent des émotions purement humaines... Il y a de quoi être antisocial quelque part.

Elle craque. Elle craque parce qu'elle sait qu'il ne lui reste plus longtemps à vivre, parce qu'elle cherche désespérément un remède à sa condition. Elle a peur de mourir, mais en même temps, elle l'attend avec impatience, cette mort imminente. Parce qu'elle veut rejoindre cette famille qu'elle a perdue il y a si longtemps déjà. Mais en même temps, comme elle est avare... Elle ne désire pas mourir tout de suite. Voilà la raison pour laquelle elle souhaite trouver un remède pour stopper sa maladie, pour éviter de devoir aller vivre en Alfheim sur ces terres qu'elle n'apprécie pas particulièrement. Mais surtout, si elle cherche ce remède, c'est pour éviter que sa forme draconnienne ne devienne plus affreuse qu'elle ne l'est actuellement.

Tia' se déteste. Elle déteste cette forme originelle qu'elle possède, surtout maintenant. Surtout parce qu'elle fut belle, autrefois, lorsqu'elle possédait encore toutes ses écailles et cette magnificence propre aux membres de son espèce. Lorsqu'elle possédait toujours cette brillance iridescente, quand son armure naturelle reflétait les couleurs de la lumière qui fut jadis son alliée. Ce n'est plus le cas maintenant. Ses belles écailles blanches virent au noir par taches, certaines sont tombées et ont laissées des points faibles dans sa cuirasse. Quelque part, ça l'affecte énormément de savoir que ces changements se font chez elle. Que sa magnificence d'autrefois devient petit à petit une image digne des pires cauchemars que l'on peut imaginer. Ca l'effraie, ça lui glace le sang, de savoir qu'un jour on ne pourra plus dire d'elle qu'elle est belle sous cette forme, qu'elle inspire le respect. Car oui, malgré sa personnalité actuelle, Tia' n'aime pas nécessairement faire peur aux autres. Voilà pourquoi la simple idée qu'elle puisse effrayer les gens la terrifie.

Quelque part, il reste toujours des vestiges de l'ancienne elle. Des tics, comme celui de jouer doucement avec une des mèches de ses cheveux blancs lorsqu'elle s'ennuie, ces petits sourires en coin, bien sarcastiques par moments, une lueur de douceur et de tristesse mélangées étincelant dans ses yeux quelques secondes avant de disparaître parfois, lorsqu'elle trouve quelqu'un qui lui ressemble. Mais ces instants ne se produisent pas souvent. Et ces gens, elle les évite le plus possible. Parce qu'elle a peur de s'attacher à quelqu'un d'autre, et qu'elle aurait l'impression de trahir le seul homme qu'elle ait jamais aimé aussi purement, aussi simplement, et qui l'a quittée tragiquement en emportant son coeur avec lui.




PHYSIQUE


Tiamat est d'abord et avant tout une grande dragonne recouverte d'une cuirasse jadis d'un blanc éclatant, aux reflets iridescents qui auraient facilement pu émerveiller petits et grands. Elle était autrefois d'une beauté telle que souvent, lorsqu'elle se montrait sous cette forme, l'on ne pouvait que l'observer d'un air admiratif. Aussi grande qu'une maison, aux ailes si larges qu'elles faisaient trois fois sa longueur lorsqu'elle les déployait complètement, aux pattes solides comme des colonnes de pierres et aux griffes acérées comme des lames de rasoirs, des crocs tranchants comme la plus aiguisée des épées, et aux yeux doux comme la plus douce des lumières. Voilà comment l'on se souvient d'elle; du moins, au temps où elle aimait bien se balader sous sa forme première.

Toutes ces années passées dans l'ombre, sur le territoire des Zhakals, ont fait ternir sa beauté antique, en faisant tourner ses écailles du blanc le plus pur au plus profond des noirs, laissant des taches d'obsidienne sur son corps, et par endroits, des vulnérabilités dans sa cuirasse, ses écailles autrefois si belles étant tombées. Son apparence qui jadis inspirait le respect de ceux à qui elle se montrait n'était plus qu'un mirage, remplacé par cette image digne des pires cauchemars de certains, avec ses ailes trouées sur les bords sans pour autant l'empêcher de voler.

Heureusement, ces changements n'affectent pas sa forme humaine. Son regard d'océan demeure aussi doux qu'il l'était autrefois, malgré tout ce qu'elle a dû traverser comme épreuves. Sa peau d'albâtre, bien que couverte de petites cicatrices ici et là, demeure la même, sans avoir changé de teinte ou avoir terni avec les années. Son visage présente toujours cette même rondeur enfantine, ce petit nez tout en finesse, ces lèvres minces et rosées, et autour de ce visage, une chevelure de neige, si longue que même attachée, elle lui atteint les mollets; tous des traits qui la rendent aussi unique. A la seule différence près que ses joues se sont légèrement creusées, et que sous ses yeux se sont dessinées des cernes légèrement violacées.

Ni trop grande, ni trop petite, il est facile de voir, cependant, que la jeune femme est en sous-poids, et ce malgré tout ce qu'elle fait pour que ça ne paraisse pas trop. Elle s'habille d'une robe complètement blanche, aux quelques broderies dorées au buste, et porte souvent un châle pour couvrir ses épaules et ses bras. Mise à nue, on peut très bien voir ses côtes définies sous sa peau, sa corpulence sous la moyenne et sa fragilité physique. Mais ça, c'est juste une illusion, puisque même sous forme humaine toute frêle, Tiamat conserve une certaine puissance plus haute que la normale, simplement par le fait qu'elle est une dragonne à part entière, même sous cette apparence.


HISTOIRE

« It's been a long day without you my friend, and I'll tell you all about it when I see you again... »


Il était une fois, il y a plus de cent ans, un monde où la lumière régnait en maître, et où régnait la paix. Un monde dans lequel tu devais naître, sous ta forme primitive d’oeuf pendant que tu t’y dévelopais encore à l’intérieur. Un monde qui aurait dû voir ton premier sourire, tes premiers pas, entendre tes premiers mots. Mais toute histoire qui commence par ‘il était une fois’ n’est pas nécessairement heureuse dès le début.

Toi, dragon de lumière, tu ne fus pas voulue par tes parents. Deux dragons aussi doux que des agneaux, des Alfheims aussi purs que tu le fus jadis. Deux dragons qui, malgré ce fait, ne purent se résoudre à t’abandonner quelque part. Bien qu’évidemment, c’est ce qui est arrivé, involontairement. C’est lors de l’un de leurs voyages en terres sombres que ta mère dut pondre ton oeuf, au bout d’un long et pénible voyage dans les cieux. Mais l’on t’y abandonna sans demander son reste, lorsque ce fut évident qu’une attaque contre eux se préparait. Et tes parents, sans se soucier de toi alors que tu étais aussi vulnérable, te laissèrent à la merci des ténèbres, qui te trouvèrent bien vite. Trouver des oeufs de dragon étant chose rare puisqu’ils étaient normalement jalousement gardés par les femelles, le groupe qui te trouva te ramenèrent avec eux, avec l’intention de dénicher une belle somme en te vendant sur le marché noir. Et toi, dans tout ça ? Tu n’avais aucune idée de ce qui se passait autour de toi; tout ce dont tu arrives à te souvenir de cette période, ce sont des voix, des bribes de mots incohérents encore maintenant, et le noir total.

Tu passas près de vingt ans dans une sorte de léthargie étrange dans la petite coquille qui te protégeait du monde, te développant tranquillement alors qu’il te manquait cruellement de chaleur pour terminer le processus. Ces vingt ans, tu les as passés dans les affaires de divers commerçants illégaux, sur des kiosques et des étagères poussiéreuses. Du moins, jusqu’au jour où ceux qui deviendraient ta famille t’achetèrent pour une somme nettement moindre que celle que tu valais au départ. Un couple qui s’était toujours intéressé de près aux créatures de ton espèce, et qui avaient décidé de tenter leur chance en trouvant ton oeuf ce jour-là. Ils prirent soin de te couver et te donner une chance d’arriver à maturité, et dès que tu fus suffisament développée, tu pus enfin éclore. De cet oeuf naquît celle que tu étais autrefois, une dragonne aussi blanche que la lune et aussi pure que la lumière des étoiles, qui apprit vite à être aussi humaine que possible et prendre cette forme pour éviter de se faire repérer par ceux qui pourraient potentiellement lui vouloir du mal. Tiamat fut le nom qu’on te donna, en l’honneur d’un dragon qu’eux ont eu la chance de croiser une fois avant qu’il ne disparaisse à jamais.

Dès ta véritable ‘naissance’, tu fus une sorte de sujet d’étude pour tes ‘parents’. On voulait voir si l’on pouvait inculquer la façon de vivre humaine sur un être comme toi. Inutile de dire que tu fus bien vite formée, une humaine à part entière. Ton seul défaut ? Ta chevelure d’argent, qui pâlissait au soleil afin de devenir blanche comme neige. Aucun humain, sauf peut-être ceux atteints d’albinisme et les gens de l’âge d’or, n’avaient une telle chevelure. Pour cette raison, lorsque l’on sortait avec toi, l’on te forçait à te couvrir, à ne pas montrer ton visage. Car, comme le disaient tes parents: “On ne peut jamais savoir quelles intentions se cachent sous le masque qu’est le visage d’un autre.”

Tu grandis en toute tranquilité dès lors, chouchoutée par ta famille qui finit par te conidérer comme leur fille après qu’ils apprirent ne pas être en mesure de concevoir eux-mêmes. Tu étais tout ce qu’ils avaient comme espoir de descendance, même si tu n’étais pas de leur race. Alors on te donna leur nom de famille. Veles. Le nom d’une famille fortunée. Tu avais de la chance d’être tombée sur eux et non pas sur une bande de fous sadiques. Mais avec le fait que tu serais leur seule descendante venait un gros malus; celui de rester isolée dans la maison, avec tes parents, à apprendre tout ce qu’ils savaient et tout ce qu’il voulaient que tu apprennes. Tu retenais très bien ce que l’on t’enseignait, mais plus les années progrèssèrent, plus tu devins rebelle, si bien qu’au jour de tes sept ans, tu finis par t’évader de la demeure familiale, couverte d’une grande cape pour cacher ton identité, et tu filas sur la route de terre battue qui menait au village de Derohas, qui se trouvait heureusement non-loin de chez toi. Ce fut là que tu fis une rencontre qui bouleversa ta vie à jamais; une rencontre dont l’importance ne t’avait pas même effleuré l’esprit encore.

Ce fut un jeune garçon aux cheveux verts que tu rencontras ce jour-là, d’environ ton âge, avec qui tu t’étais mise à parler comme si vous étiez les plus vieux amis du monde. Il fallait le dire, le courant était bien passé entre vous, si bien que tu t’étais mise d’accord de passer tout ton temps libre avec lui dès que tu en aurais. De parfait inconnu, cet enfant devint rapidement ton meilleur ami, ton complice et ton confident, la seule personne à qui tu osais raconter des secrets dont personne ne connaissait l’existence. Mais tu ne lui dévoilas jamais ta véritable nature, non; tu avais toujours les paroles de tes parents en tête, et une certaine inquiétude face à cela. Alors tu demeuras silencieuse à ce sujet, évitant de te transformer lorsqu’il était avec toi et guettant tes propres mots et gestes pour éviter de te trahir toute seule.

Les années passèrent vite avec Aether à tes côtés, des années inoubliables où tu fus réellement heureuse malgré les protestations de tes parents, qui eux étaient inquiets de te voir partir avec lui aussi souvent. Ils avaient peur que tu finisses par faire une gaffe qui pourrait ruiner ton bonheur. Mais chaque jour tu les rassurais, tu leur disais que tu faisais attention. Mais ce n’était peut-être pas le cas, en réalité. Car petit à petit, tu finis par baisser ta garde, et ton meilleur ami finit par te voler ton coeur. Et ce fut quelques temps plus tard, alors que tu étais âgée de quatorze ans, que tu appris que ces sentiments étaient réciproques. Jusqu’alors, tu venais de vivre un véritable bonheur pour la première fois dans ta vie, et tu espérais que jamais il ne se ternirait.

Comme tu t’étais trompée.

Lorsque tous deux eurent atteint l’âge adulte, malgré les protestations de tes parents, tu t’installas avec ton bien-aimé au village. Tu étais plus qu’heureuse de quitter cette ancienne vie pour en débuter une nouvelle avec Aether, une vie certes simple, mais qui s’annonçait heureuse et bien remplie. Tu étais là pour l’encourager et le soutenir dans tout ce qu’il entreprenait, et tu l’avais même aidé à accomplir son rêve d’ouvrir sa propre confiserie. Ce jour-là, tu avais été fière de lui, du chemin que vous aviez fait ensemble pour en arriver où vous étiez à l’époque. Tu étais heureuse qu’il ait eu la chance d’accomplir son rêve. Et tu continuais de l’aider avec cela, en prenant en charge la vente des bonbons de temps à autres pour le laisser se reposer, l’aidant à les confectionner, trouver de nouvelles idées… Tout ça, quoi. Et même quelques années après, ton bonheur n’était devenu que plus grand, et tu continuais d’aider ton amoureux, malgré ta condition qui te faisait perdre un peu d’autonomie au fil des mois.

Oh, non! Tia’, tu n’étais pas malade. Aether et toi, vous attendiez un enfant. Un enfant qui devait naître en tant qu’humain, car tu ne lui avais toujours pas dévoilé ta véritable nature. Quelque part, ça te faisait peur. Tu avais peur d’enfanter d’une créature mi-homme, mi-dragon; tu avais peur que dès sa naissance, il présente des caractéristiques propres à ta race, et que pour cette raison, Aether te poserait sûrement des questions. Mais tu demeurais souriante, sans jamais montrer ta nervosité, parce que tout ce que tu voulais c’était le bonheur de ton meilleur ami, qui lui semblait juste vraiment heureux à la perspective de fonder une famille avec toi.

Si seulement tu avais su.

De Derohas, tu étais partie avec ton amant te balader. Peut-être un peu trop loin, car avant même que tu ne puisses t’en rendre compte, le ciel sombre des terres Zhakal se profilait à l’horizon. Sur le coup tu n’en fis rien, cependant. Tu croyais être en sécurité tant que tu ne traversais pas la frontière.

Quelle erreur.

Vous savez, on dit des dragons qu’ils se croient supérieurs à toute créature en existence. Ce n’était certainement pas ton cas, puisque tu avais été élevée comme une humaine. Mais d’autres te surveillaient depuis un temps. Eux savaient pour ta vraie nature. Et comme les dragons sont censés être supérieurs à ces vermines… Disons simplement que l’enfant que tu portais ne devait pas exister, à leurs yeux. Tout comme ton union à Aether ne devait pas exister.

Ce jour-là, tout ce passa trop vite. Tellement vite que tu ne te souvenais plus des détails. Que des bribes. Tu te souvenais de ce dragon qui vous avait pris par surprise, toi et ton amant; le coup qu’il lui avait porté, toi qui t’élançais, reprenant ta forme reptilienne afin de combattre et éloigner la menace. Tu te souvenais avec égorgé l’ennemi de tes griffes de lumière, avant de laisser son cadavre et te précipiter près de ton aimé, seulement pour réaliser que tu étais arrivée trop tard.

***

Tu avais assisté à l’enterrement de ton amoureux avec le reste de ta famille, ainsi que la sienne. Pas une larme ne t’échappa ce jour-là; toutes tes larmes avaient coulé, au point où tu n’arrivais plus même à pleurer. Murmures et insultes silencieuses circulèrent parmi tous ceux présents, on te traita de sans-coeur dans ton dos, mais tu te fichais complètement de ces noms colorés qu’on te donnait. Tu étais en deuil, ton esprit était meurtri, ton coeur brisé et tes émotions, envolées. Tu ne ressentais plus qu’un immense vide, maintenant, et le soir où tu rentras chez toi seule, tes larmes te revinrent.

Si seulement j’avais pu prévoir que ç’arriverait, tu t’étais dit.

Si seulement j’avais pu réagir, tu t’étais dit.

Si seulement j’avais pu le protéger, tu t’étais dit.

Pendant des jours, tu t’isolas, tu pleuras toutes les larmes qu’il te restait. Tu ne voulais plus voir personne tant ton chagrin t’affectait. Tu n’arrivais pas à te remettre du fait qu’il y a pas si longtemps, tu le voyais encore sourire, tu l’entendais rire comme le gamin qu’il avait toujours été, tu le voyais être heureux, tout simplement. A tous les soirs, tu te blottissais contre lui, tu étais bien car tu étais avec la personne que tu aimais. Et tu étais heureuse.

C’était loin d’être le cas maintenant. Tu te sentais vide, morte, comme une coquille que l’on aurait vidée, un être à qui l’on aurait arraché le coeur simplement pour son bon plaisir. Aether te manquait énormément; ce sourire, ce rire et cette personnalité gamine que tu aimais tant de lui te manquaient horriblement. Plus les jours passaient sans lui et plus ton courage et l’espoir de retrouver le bonheur se dissipaient, malgré l’arrivée imminente de l’enfant que tu portais. Tu avais l’intention de le garder malgré tout; tu savais que ce serait ce que ton amoureux aurait voulu. Peut-être que cet enfant arriverait à te redonner au moins une parcelle de ce bonheur que tu avais perdu si soudainement. Pourtant, tu te doutais que ce ne serait pas aussi facile.

***

Deux. Deux pierres se dressaient maintenant côte à côte dans le cimetière de Derohas. Deux pierres où étaient gravés des noms qui ne t’étaient que trop familiers. La plus grande, celle d’Aether, et juste à côté, la plus petite, celle de cet enfant que tu dus mettre en terre seulement quelques semaines après son père. Encore une fois, tu t’étais retrouvée habillée de noir, face à ces deux tombes, le regard terne, des cernes violacées peintes sous tes yeux, les joues creusées par la fatigue. Personne n’était venu avec toi, cette fois, car tu voulais vivre ton deuil seule.

Jamais tu n’eus compris pourquoi le destin s’était décidé à être aussi cruel envers toi. D’abord, il t’avait pris ton amour, ton meilleur ami; maintenant, on te prenait ton fils, le seul être qui aurait pu encore te redonner ne serait-ce qu’une infime parcelle de ce bonheur que tu avais vécu autrefois.

Ce jour-là, tu t’étais affalée contre leurs tombes et tu avais pleuré malgré toute la fatigue qui s’abattait sur toi. Tu étais fatiguée. Fatiguée de vivre, fatiguée de souffrir. Et pourtant, tu n’avais rien fait pour mériter cela. Aether n’avait rien fait pour mériter une mort pareille. Ton fils n’avait rien fait pour mourir avant même avoir pu respirer. Tu étais tout simplement malheureuse, maintenant. Mais tu n’osais pas franchir le pas qui te sauverait de ta souffrance. A la place, tu t’étais décidée à rester à Derohas encore un peu. Tu ne voulais pas laisser le rêve de ton meilleur ami s’évanouir comme un mirage, alors tu demeuras encore quelques années dans ce petit village, à gérer la confiserie de ton mieux, jusqu’au moment où tu finis par réaliser que tout ça ne faisait que te causer encore plus de souffrances. Il y avait trop de souvenirs heureux dans ce village, trop de moments qui devinrent douloureux pour toi, sachant que le bonheur que tu y avais vécu ne te reviendrait pas. Alors une nuit pendant que tout le monde dormait, tu pris quelques affaires, l’argent que tu avais réussi à accumuler avec le temps, et tu pris ton envol, ton butin retenu dans une de tes pattes alors que tu prenais une direction au hasard dans les cieux.

Pendant longtemps, Tiamat, tu erras de pays en pays, demeurant sur de plus longues périodes de temps cachée dans un trou en terres d’ombres. Jamais plus d'un an sans retourner en terres Alfheim, cependant, ayant appris pour le fait que ça t'affecte et t'affaiblis un peu de ne pas y retourner de temps en temps. Le manque de lumière avait commencé à t’affecter assez tard, se manifestant par le fait que tes écailles devenaient noires par taches sur ton corps. Mais tu t’en fichais. Ton chagrin était beaucoup trop grand pour espérer t’en remettre. Si bien qu’à un moment, tu finis par virer complètement folle, et tu devins tueuse, juste pour t’amuser et te détendre.

Parfois tu revenais discrètement à Derohas, à toutes les décennies, pour passer voir ce qui était advenu du petit village où tu avais grandi. Evidemment, tes parents étaient morts depuis longtemps maintenant. Tout comme Aether et cet enfant que vous attendiez avec tant d’impatience, jadis. Tu repassais au cimetière où tu t’affalais sur leur tombe, et tu leur racontait ce qui s’était passé dans les dix dernières années. Et c’était devenu un rituel, si on veut; la seule chose qui te permettait de demeurer un tant soit peu censée. Et tu le faisais parce que malgré le siècle qui était passé, tu demeurais fidèle à ton amant que tu aimais toujours autant, et à votre enfant qui n’avait pas eu la chance de vivre.

« We've come a long way from where we began, oh I'll tell you all about it when I see you again... »




A toi maintenant. Qui es-tu?


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&  toi, parle nous de toi  !  : Bon bah, moi j'me présente, j'suis une petite patate qui aime le cosplay, le dessin et chanter. Depuis peu je fais partie d'un groupe de Youtaites sur Internet et mon premier chorus avec eux doit sortir en septembre! J'adore lire et passer mon temps à glander sur les Internets et rien faire de productif /SBAF/ J'ai une passion pour le RP et l'écriture (quand je suis motivée cela dit /PAN) et je pense que je vais bien m'amuser ici. ♥
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Jeu 28 Juil - 11:03
Ah. Aha. Ahaha. Ahahahahahahaha- *tousse et s'étouffe* /PAN

Bref bienvenue sur le forum jeune Tiamat. 8D
Bon courage pour ta fiche et si tu as des questions, hésite pas. Tu sais où me trouver /PAN owo
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What's up in Firebrick ?

Je suis gentil ♥:
 

Merci Ayu pour le kit ♥
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Jeu 11 Aoû - 23:48
Je viens de tilter que je n'avais pas dit bienvenue SORRY.

Bienvenue donc ! xD
Et en même temps, je viens demander des news \o?
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Dim 14 Aoû - 7:16
Désolée du retard pour ma réponse! Mais je viens annoncer que j'ai officiellement fini ma fiche owo
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Dim 14 Aoû - 13:31
Hop, j'ai lu la fiche !
Tout me va, j'ai juste une petite question. Ca fait combien de temps qu'elle vit vraiment à Zhakal?
Car une Alfheim, ne pourrait réellement y tenir qu'un mois. Toi, vu que tu es un dragon, c'est assez fort, une année ça peut passer !
Il faudrait juste que tu précises ce petit truc ! Histoire de respecter cette ptite règle du fofo.

Après ça, je te validerai ! ^^
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Dim 14 Aoû - 14:05
Et voilà, c'est fait! J'ai simplement précisé ça ainsi:

«Pendant longtemps, Tiamat, tu erras de pays en pays, demeurant sur de plus longues périodes de temps cachée dans un trou en terres d’ombres. Jamais plus d'un an sans retourner en terres Alfheim, cependant, ayant appris pour le fait que ça t'affecte et t'affaiblis un peu de ne pas y retourner de temps en temps.»

J'espère que ça va!
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Dim 14 Aoû - 14:08
Nickel chrome pitchoune ! Je te valide donc. Tu as un style d'écriture bien sympa ! >w<
Je précis aussi, ici que tes pouvoirs sont classé sous réutilisable ! =D
Have fun ♥

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