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C'est quoi l'état de la vie ? Fatiguant. || Kaz [END]

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Ven 9 Sep - 22:52

Kaz ERESSËA


Nom : Eressëa.
Prénom(s) : Kaz.
Âge :  28 ans en apparence, 150 ans en réalité.
lieu de naissance : Dans la maison où habitaient mes parents ? Du ventre de ma mère ? Tout à fait, mais plus précisément dans le Sanctuaire.
Sexualité : Bisexuel, ça te pose un souci ? Y a pas de mal à se faire plaisir avec l’un comme avec l’autre.
Statut/métier : Paysan Voleur.
Famille : Un frère jumeau, Senzô, ce fourbe.
Race : Ange. Non j'ai rien à ajouter dessus.
Groupe : Alfheim, vive le jour c'est coooool.
Pouvoir primaire : « Maître du temps ». Bon ça sonne trop classe comme ça, ça ne me va pas. Quoique j’aime bien au final. Ta gueule Kazƒ. Mais du coup, en quoi ça consiste ? Que je peux accélérer, ralentir ou arrêter le temps selon mon bon vouloir, et ça concerne évidemment les personnes autour de moi dans un rayon d’un kilomètre. Si je décide de ralentir ou carrément arrêter le temps, leurs mouvements sont ralentis, voire totalement stoppés, mais leur conscience est toujours en éveil. Pratique n’est-ce pas ?
Malus : Je n’utilise jamais mon pouvoir à tord ou à travers. Il faut savoir que mon pouvoir est particulièrement instable. J’ai le sang chaud et de ce fait, ce pouvoir s’active de lui-même lorsque je m’énerve, donc contre mon gré. J’ai une limite de deux kilomètre, que je n’atteins jamais cela dit. Sauf une fois au chalet. Si j’essaie de la dépasser, ou si je l’utilise trop souvent, mon corps fini par devenir lui-même paralysé et m’empêcher de bouger. Le temps peut varier, quelques heures lorsque je dépasse ma limite en terme de kilomètres, voire plusieurs jours quand j’en abuse. J’entends et je vois ce qu’il se passe, mais impossible pour moi de bouger.
Catalyseur : C’est un sablier, de petite taille et que je garde toujours en tant que pendentif. Il y a du sable dedans, comme un véritable sablier et je peux le retourner pour voir le sable s’écouler.
Familier : Un renard-écureuil ! Quoi ? Tu ne sais pas ce que c’est ? AU BÛCHER. Plus sérieusement, c’est un petit animal absolument adorable mais teigneux comme tout (eh oui plus c’est petit plus c’est teigneux, c’est bien connu). Mon compagnon me suit partout et honnêtement ? Je l’adore. Elle (parce que c’est une petite demoiselle) se prénomme Anko. Me demandez pas d’où ça sort, je trouvais que ça sonnait bien. C’est ma partenaire et on forme un duo de choc ensemble. On veille l’un sur l’autre.



CARACTÈRE

Entends-tu ce son ? C’est le bruit que ça fait quand je m’en bat les steaks.


Dis donc, c’est pas toi qui est venu me voir pour me poser des questions sur mon physique ? Je t’ai reconnu ! Je t’ai même vouvoyé au début ! Tu me suis ou comment ça se passe ? Tu sais que je peux porter plainte pour stalkage intensif ? Comment ça, ça n’existe pas ? Mais je t’emmerde bien royalement ! Ah, tu commences déjà à cerner le personnage ? Ça ne m’étonne pas, dès que je commence à m’emballer, on sait tout de suite à quoi on a à faire. Oui oui, à quoi et non pas à qui.

Il faut avouer que je suis loin d’avoir la langue dans ma poche, et que j’aime dire tout haut ce que les gens pensent tout bas. J’en ai eu des ennuis à cause de ça, en plus je peux même pas me dissimuler avec mes cheveux blancs. On me repère presque tout de suite, c’est malheureux. Il est très rare que je ne me foute pas de la tronche de quelqu’un sur son physique, sur sa façon de parler, tout ça… Autant dire que beaucoup ne m’aiment pas à cause de ça, mais je ne cherche pas à être aimé des autres, bien au contraire. Moins j’ai de personnes à apprécier et mieux je me porte.

On peut dire que derrière ce trait de caractère un peu fouteur de merde, il faut quand même l’avouer, je préfère la solitude plutôt que la foule. Je n’irai pas jusqu’à dire que je suis agoraphobe, mais si je peux éviter les grands rassemblements, à vrai dire ça m’arrange. Ça m’agace rapidement d’être pressé comme les fruits qu’on ramasse dans la forêt, et de devoir pousser la populace pour pouvoir passer. « You shall not pass », comme dirait l’autre. Un petit point à clarifier, ce n’est pas parce que je n’aime pas la foule que je n’aime pas forcément les gens. C’est faux. Je suis sociable. Enfin je crois.

Bon, très bien, la vérité est que je vais voir les gens parfois uniquement par intérêt. Je ne viens jamais pour faire ami-ami avec une personne, ce serait trop me demander. Je ne change pas de comportement envers les hommes, les femmes, les enfants ou les animaux. Pour moi, ils sont tous des êtres vivants alors qu’on puisse communiquer ou non, peu importe, tous peuvent mourir et je peux les tuer.



Ok c’est glauque. Mais sérieusement, comment voulez-vous que je me décrive plan caractère ? Je n’en sais strictement rien moi ! Demandez à la laitière du coin ou au caniche de la rue d’à côté, ils sauront vous expliquer mieux que ce que je suis en train de faire. Comment ça je perds rapidement mon calme ? Pas du tout. Je reste calme jusqu’à un certain point, après je cogne. Voyez-vous, il y a une ligne à ne pas franchir, et si à mes yeux la goutte d’eau fait déborder le vase, alors ça va chier, concrètement. Vous voulez quoi de plus avec ça ?

Si on résume, j’ai un rude franc-parler, je suis patient jusqu’à un certain point, je suis sociable mais faut pas pousser mémé dans les orties…

Ah oui. Je n’ai aucune gêne. Mais quand je dis aucune, c’est vraiment aucune. On peut me jeter n’importe quoi à la tête, que ce soit de la bouffe ou ce genre de choses, jamais je ne me sentirais vexé, humilié ou rabaissé. Au contraire, ça me motive à peaufiner ma vengeance pour venir l’exécuter. Je peux aussi me balader sans fringues, ça ne me perturbera pas plus que ça non plus. Hum. Je suis quelqu’un de très rancunier qui oublie rarement ce qu’on m’a fait. Le désavantage de posséder une bonne mémoire, parce que certaines choses, j’aimerais les oublier. Cette mémoire est visuelle et auditive, mais au bout d’un moment, soit plusieurs années et encore, je finis par oublier et je suis loin d’apprendre par cœur du premier coup des livres trouvés à droite et à gauche.

Hm… On ne peut pas dire que je sois « bon » ni « mauvais », je m’adapte à la situation et je fais toujours ce qui doit être fait, et je ne laisse jamais rien au hasard. Je ne suis pas spécialement quelqu’un de sadique ou de méchant qui aime voir la terreur et la destruction. Je me positionne toujours dans une position aussi neutre que possible et je ne prends aucun parti. Je reste malgré tout quelqu’un de raisonnable et réfléchi ! Je ne fonce jamais dans le tas à moins d’avoir un plan organisé et fiable. Non j’plaisante, je m’en fous, dans le tas ou non, j’agis très souvent avant de penser aux conséquences. Combinez ça et ma façon de parler, et vous pouvez vous dire que j’en ai passé des sales quarts d’heure.

Cela dit, il vaut mieux ne pas venir me chercher de trop près. J’essaie d’être sympathique au possible avec les gens à droite et à gauche, histoire d’obtenir toujours ce que je veux en définitive, mais si on me prend pour un con, attendez-vous à des représailles douloureuses.

J’ai dit que je n’étais pas sadique, mais je n’ai jamais dit que je ne prônais pas la violence. Quand c’est le seul moyen d’arriver à ses fins, alors il s’agit d’y aller et quand faut y aller, faut y aller. Je ne suis ni blanc, ni noir, je suis celui dont on ne va pas spécialement se méfier parce qu’il semble très direct, aimable et sympathique aux premiers abords. Ou alors c’est en voyant ma tronche on devient systématiquement méfiant parce que j’ai une sale gueule, mais ça c’est pas gentil de votre part. Et vous êtes gentils, n’est-ce pas ?

Au final qu’est-ce que je suis ? Un bout en train, un éternel gamin, qui aime amuser la galerie tant qu’il le peut, parce que ça le distrait terriblement. A se demander si j’ai grandi dans ma tête après toutes ces années. Oh, plus qu’on ne pourrait le penser, seulement je le cache pour montrer que le positif, et garder enfermé au plus profond de moi le démon qui dort. Ne vous fiez pas à ce que vous voyez, car l’habit ne fait pas le moine.



PHYSIQUE

C’est quand on te regarde bizarrement que tu remets en cause ton physique. De quoi ? Ah mais je parlais pas de moi.


Mon apparence importe peu, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qu’une apparence physique, de toute façon, puisque chacun d’entre nous est voué à changer tout au long de sa vie ? A quoi cela sert-il de se décrire alors que d’ici dix, vingt, voire trente ans, on aura changé de façon plus ou moins significative ? Eh bien oui, les cadavres se décomposent et donc changent de forme, ne me prenez pas pour un imbécile. Quoique moi j’ai pas trop changé en toutes ces années. Ouais. Oubliez ce que je viens de dire. Sauf pour les cadavres, ça c’est vrai. Je crois.

Pourquoi voulez-vous savoir à quoi je ressemble ? Vous comptez m’arrêter ou bien ? Bande de fourbes. Alors pour votre information, vous ne pouvez pas me louper. J’ai les cheveux blancs, blancs comme la neige que l’on peut voir en hiver, cette poudreuse immaculée qui tombe lors des jours froids. Ils sont ondulés, et court. Enfin pour moi ils sont de cette longueur, j’imagine que quand j’ai les cheveux mouillés, toute cette touffe retombe. Oui parce qu'en réalité, c'est une touffe que j'ai, comme si je m'étais pris la foudre. De plus, des mèches me tombent sur le front. Dès que vous savez ça, alors vous ne pourrez pas me rater. J’ai les yeux rouge foncé, du moins il me semble qu’ils sont de cette couleur. Vous savez, j’ai pas l’habitude de me regarder dans le miroir, c’est fatiguant ce que vous me demandez merde.

J’ai une peau au teint normal, mais on va me dire, t’es bien mignon mais qu’est-ce qui est normal ? Tout est normal, certes, mais je me comprends n’est-ce pas ? Enfin j'aurais pu bronzer vu qu'il fait toujours jours à Alfheim. Oui mais il ne fait pas toujours beau. D'accord mais y a quand même du soleil même à travers les nuages, mais on bronze pas forcément. Merci Capitaine Évident. J’ai le poil qui me pousse au menton, et je me rase tous les jours parce que j’aime être imberbe et parce que la barbe ne me va absolument pas, histoire d’être toujours frais et propre et qu’on ne vienne pas me dire que je suis un gros dégueulasse qui ne se lave pas et qui ne prend pas la peine de prendre un minimum soin de lui. Je prends mon bain annuel vers le milieu d’année, ça vous pose un problème ? Si je veux sentir le bouc, c’est mon souci, pas le vôtre.

…Et si vous croyez à toutes mes conneries, je ne peux plus rien pour vous.

Je suis de taille moyenne, peut-être un mètre soixante-dix huit pour être précis, et je pense avoir une carrure normale pour mon âge. Non je ne suis pas encore un vieux débris. Quoique. Ça dépend comment on le voit. Et oui je parle encore de quelque chose de normal, mais ça se voit à la moyenne des gens ça ! Arrêtez d’être toujours pointilleux, c’en devient pénible. Oh ? Vous n’y pensez même pas ? Aucun souci, j’anticipe. Je n’ai pas une carrure de type qui fournit le charbon dans les machines à vapeur chez les Tamaris, ou ce genre de personne, mais j’entretiens ma masse musculaire, pour ne pas être aussi mince qu’un cornichon asthmatique atteint d’anorexie.

Concernant ma manière de me vêtir… Je ne compte pas participer à des concours de beauté, comme peuvent faire les femmes entre elles, ce que je ne comprendrais jamais cela dit, mais je m’habille de manière simple. Généralement un pantalon noir, qui me laisse courir à mon aise, une tunique de la même couleur et tout aussi ample pour que je puisse être libre de mes mouvements, des bottes noires, finissant toujours marrons par la crasse… Quoi ? J’aime le noir, ça pose un problème ? Ça va, je varie les plaisirs ! Ah non, en fait pas du tout et… Ouais je m’en fous. Pour compléter cet ensemble noir de toute beauté, j’ai un long kimono blanc, brodé sur le bas et les manches avec des motifs bleus, qui m’arrive jusqu’aux pieds et ça, c’est la classe. Ou pas. Mais peu importe.

Mais il y a un hic. Quel sorte de hic ? Pas quand on est bourré non, même si ça aussi c’est cool. Disons que je ne suis pas un humain normal. Enfin, je ne suis même pas humain mais soit. On va dire que je n’ai pas un physique banal de base, et encore, c’est ma forme dite « normale ». Mon autre forme, elle, est un peu plus… Exotique ? Ouais j’aime ce mot. Des ailes aux plumes blanches immaculées dans le dos, une longue queue noire reptilienne (enlevez tout de suite vos pensées perverses), des espèces de griffes aux doigts… Tout pour ravir la gente féminine ! Non je plaisante. J’adopte rarement cette forme, qui est pourtant ma principale, histoire de ne pas faire fuir tout le monde, et histoire de garder pour moi que je suis pas si normal que ça en réalité.  


HISTOIRE

Ah merde, le conteur est mort. Comment on fait ?


« Peut-on considérer toute une race mauvaise au point de les rejeter parce qu’ils ne rentrent pas dans la norme ? Peut-on les blâmer parce qu’ils se défendent, seuls contre tous, de part leurs actions dites "mauvaises" ? Peut-on réellement les juger alors que nous ne savons rien d’eux, mais que nous prétendons les connaître grâce à des témoignages noircis par la peur et la crainte ? Peut-on leur en vouloir d’espérer s’intégrer aux autres et avoir une vie normale ? Peut-on être cruel et sans cœur à ce point de refuser à ce peuple une vie comme les autres ? »

« Oui, car il y a toujours une brebis galeuse dans un troupeau, et cette brebis est souvent la cible de tous les autres. Il en faut malheureusement une, et le destin est comme une épée de Damoclès qui pèse sur un être, prête à s’abattre à tout instant. »

« Penses-y toujours Kaz. Ne laisse jamais les autres te traiter comme la brebis galeuse du troupeau. »


*****

12 Novembre, année inconnue ;


Aujourd’hui, j’ai décidé de consigner mes mémoires dans ce vieux journal que j’ai récupéré il y a fort longtemps de la part de mes parents. Il est désormais temps pour moi de coucher sur papier mon vécu, et ainsi pouvoir faire le point sur ma vie. Il y a des décennies que j’aurais dû faire ça, mais la flemme m’a toujours empêché d’agir. Quelle maladie grave que la flemme me direz-vous, mais c’est ainsi. J’ignore si je pourrais me souvenir de tout, et ce depuis mon enfance jusqu’à aujourd’hui mais je vais tâcher d’être le plus précis possible.

Je me prénomme Eressëa. Kaz Eressëa. Pour vous servir. J’ai actuellement cent cinquante ans, et oui on peut dire que je suis véritablement un vieux débris, en plus avec mes cheveux blancs, c’est vraiment le comble. Voire même un ancêtre. On peut même dire que je fais parti des fossiles désormais. Cela dit, je garde une certaine vigueur pour mon âge et je ne le fais pas. Mon âge. D’apparence. Enfin je suis pas un petit vieux quoi. Je me comprends. Bref. Je suis en réalité un Ange, et il faut avouer que mon corps ne vieillit pas comme les autres. J’en profite largement, même si entre nous, j’aurais préféré ne pas vivre autant.

Depuis quelques années déjà, j’ai un travail plutôt stable. Je suis un voleur, mais j’en parlerais une autre fois. Je sais c'est pas glorieux, mais franchement j'ai laissé ma pureté en vacances. A la place, je vais vous parler de mon métier de substitution. Il est vrai que ce n’est pas vraiment un métier mais je m’en sors plutôt pas mal, sachant que je suis parfois très bien payé. C’est faire un peu tout ce qu’on me demande. Les missions ne sont pas spécialement palpitantes par moment, ça va de faire les courses ou retrouver un chat jusqu’à la traque de quelqu’un. Tant que je suis sûr qu’on me paye, je fais à peu près n’importe quoi. Sinon ça va chier. Enfin bon, comment un Ange de cent cinquante balais se retrouve comme un blaireau à exercer un faux métier dans les rues de la capitale d'Alfheim ? Enfin partout dans les trois contrées, je ne me contente pas seulement de la contrée lumineuse.

C’est une longue histoire. Elle n’est ni triste ni joyeuse, pour moi c’est simplement du vécu. Est-ce qu’elle vaut la peine d’être racontée ? Oui je pense. Qu’elle soit lue en revanche c’est autre chose. Peut-être bien qu’un crétin trouvera ce journal un jour et le lira parce que j’aurais oublié de le brûler.

*****

23 Février, année inconnue ;


Merde j’ai fait tomber du café sur cette page. Ça commence bien. Cela dit si je n’ai pas ma dose quotidienne de café, je risque de péter un plomb. LE CAFÉ, C’EST SUCRÉ-SACRÉ, telle est ma devise ! C'était pourri ? Oui je sais.

Pour commencer ce récit, il faut savoir que je suis né dans le Sanctuaire, aussi connue sous le nom de Sanctuaire de Faronir, un endroit relativement sacré donc. Sauf que je ne suis pas arrivé seul. Quelqu’un est arrivé avant moi, ce sale fourbe, dès la naissance il me faisait déjà de l’ombre. De qui je parle ? De Senzô évidemment, mon frère jumeau ! Mais on s’en fout de lui. Enfin pour le moment. J’espère juste que ce n’est pas lui qui lira ces lignes, sinon il risque de m’en vouloir un petit peu plus. Sen est né juste avant moi, avant que je ne sorte du ventre de ma mère à mon tour. Deux êtres un peu spéciaux, qui sortaient de la norme des Anges, je ne sais pas si nous étions les deux premiers mais en tout cas ça y ressemblait.

Mes parents sont deux anges, alors comment ça se fait que la génétique se soit autant cassée la gueule ? Je ne sais pas, c’est la génétique justement. Mon frère est né avec les ailes noires tandis que je les avais blanches. Jumeaux mais tellement différents. Avant que vous ne jugiez, sachez que les Lucifer ne sont pas ce que vous pensez. Ce sont simplement des anges qui n’ont pas eu de chance, et qui ont été exclu par notre bon dieu Faronir. J’en connais la raison, du moins pour mon frère, mais j’expliquerais tout ça une prochaine fois. Pour le moment, concentrons-nous sur cette naissance, je fais de gros efforts pour m’en souvenir. J’ai beau avoir une mémoire assez impressionnante, il ne faut pas abuser non plus, si ce n’est pas marquant, alors ce n’est même plus la peine.

Je me souviens cependant que mon père et ma mère étaient des parents aimants, heureux d’avoir deux enfants. Deux garçons en plus de ça. Très rapidement, ils s’étaient aperçus que si Senzô était calme, moi je faisais chier mon monde en pleurant. Il paraît que j’avais faim. Eh bien, j’étais déjà un emmerdeur à l’époque. Ça n’a pas trop changé à vrai dire. C’est dans ce contexte d’amour et de paix qu’on commença à grandir avec Senzô. On était inséparable à l’époque, quand il y avait l’un, il y avait évidemment l’autre.

*****

31 Mars, année inconnue ;


Je me suis endormi la dernière fois et j’ai complètement oublié de continuer. Ah ! Fais chier ! J’ai bavé sur la page et l’encre a coulé ! Merde on voit plus certains passages. Ça veut donc dire que je bave comme un escargot, super. Je devais bien dormir alors. Ce n’est pas le sujet ? Bah, peu importe. Je n’ai pas que ça à faire que d’écrire ce journal de toute façon, j’ai quand même un boulot à assurer ! Quand c’est pour le travail, on ne peut pas y faire grand chose.

Où en étais-je ? Ah oui. Parlons un peu de mon enfance. De ce que je me souviens, j’étais un véritable casse-burne. Toujours à embêter mon jumeau, à ignorer les avertissements de mes parents… Ça oui, j’en ai pris des roustes, j’y suis allé au coin et je le connais comme ma poche maintenant. Je crois que mes parents avaient peur que Senzô et moi puissions vouloir sortir de la maison familiale. Mon frère avait des ailes noires, et c’était assez mal vu des autres. Personnellement, j’en avais rien à cirer des autres, mais Sen lui voulait s’intégrer. Lui il pouvait ne pouvait pas en fait. On l’avait rapidement catégorisé comme étant un… Un quoi déjà ? Ah oui, un pestiféré parce qu'il était différent également à sa manière.

On passait notre vie dans les jupons de notre mère quand on n'était pas dehors, à l’ennuyer parce qu’on ne savait pas quoi faire, on grandissait lentement et sûrement dans une atmosphère qui se voulait accueillante, apaisante, pour qu’on puisse se sentir bien, à l’abri dans cette maison. Notre père gagnait son pain au mieux, même si on voyait qu’il commençait à être de plus en plus épuisé. Il était vieux, et à force de mauvais traitements à cause des autres puisqu’ils lui faisaient sans cesse des réflexions désobligeantes, il était pris pour cible, il perdait ses forces. Cela m’énervait. Ma mère supportait de moins en moins ça, parce qu’elle ne voulait pas perdre son époux. Je l’entendais parfois pleurer dans sa chambre quand il n’était pas là. Il me semble que je n’étais pas bien grand, peut-être une dizaine d’années. Pour un Ange, une décennie ce n’est rien dans une vie.

Aussi loin que je me souvienne, même si j’embêtais énormément mon aîné, je souhaitais vraiment le protéger, même si ni l’un ni l’autre ne savait se battre. Il ne s’est rien passé d’exceptionnel durant ce temps, on grandissait tranquillement ensemble, on vivait aussi bien qu’on pouvait, même si ce n’était qu’une putain d’illusion. Un enfant de bas âge, ce qu’il veut, c’est vivre heureux avec des parents aimants. Notre famille n’en était pas une, elle ne ressemblait à rien. Entre un père absent et fatigué, une mère quasiment dépressive en laissant ses deux fils se débrouiller seuls, il fallait qu’on se serre les coudes avec mon frère. On a passé une grande partie de notre jeunesse comme ça, à survivre comme ça. Et puis arriva ce qu’il devait arriver.

Cet événement, je m’en souviens comme si c’était hier. On devait avoir vingt ans avec Senzô. Notre père n’était pas rentré ce jour-là et notre mère se reposait dans sa chambre. J’étais dehors à m’occuper comme je pouvais puisque je m’ennuyais profondément vu que Sen n’avait pas voulu venir avec moi, jusqu’à ce qu’une bande de jeunes, moins âgés et du même âge que moi mais c’était un petit groupe, étaient venus vers moi pour me parler, et pas de la manière la plus sympathique qui soit.

« Pire qu'un rat… Ton frère n'est bon qu'à se faire exterminer ! Il n'est pas comme nous ! »

« A sa place je me serai suicidé, j’aurais épargné bien des souffrances à mes parents. »

« Lui il a tout gagné, non seulement il est un pestiféré à cause de ses ailes. T’en a pas marre de vivre avec lui ? De voir tout le monde autour de toi souffrir à cause de lui ? »

Tout bascula à ce moment-là.

*****

16 Avril, année inconnue ;


J’ai rassemblé mes idées. Même si j’aurais voulu oublier, malheureusement cela reste ancré dans ma mémoire au fer rouge et peut-être qu’au fond, écrire me permettra de remettre les choses à plat. Il y a tant de choses à dire sur cette période, à partir de ce moment, notre bonheur familial, tout ce dont on aspirait, venait d’être détruit.

Je revois très bien la scène. Lorsque l’un des types s’était approché pour m’agripper le col pour me mettre un poing, Senzô s’était placé devant moi pour me protéger. On dit que c’est le rôle de l’aîné que de protéger son cadet, même si celui-ci est arrivé même pas cinq minutes après. L’homme l’a frappé tellement fort que mon jumeau est tombé à la renverse, avant qu'on ne s'acharne sur lui, et je crois que c’est là qu’il a perdu son œil. Je suis entré dans une profonde colère, et sans m’en apercevoir, plus rien ne pouvait bouger, excepté moi. Je sentais qu’ils respiraient tous, mais aucun ne pouvait se mouvoir. Sans chercher à comprendre, j’ai pris mon frère avec moi, et je me suis enfui avec lui.

Nous avions vingt ans à l’époque, âge auquel nous nous sommes perdus de vue. Nous avions vingt ans, quand mon frère me traita d’inutile, de pourriture qui devrait se mêler de ses affaires, de faible tout simplement. Nous avions vingt ans, quand il prononça ces mots :

« T’aurais jamais dû naître. Je suis le premier, je suis celui qui peut vivre. Toi tu n’es que le second, celui qu’on n’attendait pas. T’es comme une tare, on n’en veut pas mais on est obligé de la supporter. »

Ces mots m’avaient poignardé le cœur. C'est clairement de la mauvaise foi, mais aussi parce qu'il s'en voulait de me faire souffrir à cause de sa différence. Mais il s'est sans doute mit à me détester pour ça, pour combler sa culpabilité. Ah… Et je crois que ça n’a pas changé aujourd’hui. Ces larmes en témoignent.

*****

23 Juillet, année inconnue ;


Je n’ai pas pu. Je n’ai pas pu reprendre le carnet et continuer à écrire avant aujourd’hui. Se souvenir de ce moment où on te traite de faible, d’inutile, de tare, alors que c’est faux et que c’est la colère qui fait dire ça. J’ai appris bien plus tard que Senzô regrettait ce qu’il m’avait dit, et qu’il a toujours cherché à me retrouver. Un aîné est censé protéger son cadet, même si celui-ci est né cinq minutes après lui, et qu’il n’était pas prévu à la conception.

Quand mon frère est parti, je ne savais plus quoi faire. Si je devais continuer, si je devais me laisser partir, j’étais dans le brouillard le plus total, je voulais juste rentrer, me jeter dans les bras de ma mère et lui demander ce que je devais faire. Mais je ne voulais pas que la « tare » l’approche pour lui porter malheur. Quel jeune stupide je faisais à cette époque. Et puis j’ai appris ce qu’il s’était passé avec mon frère. Comme je me cachais, ils n’ont pas réussi à me retrouver, mais au final j’ai fini par savoir. Il avait été banni pour avoir tué des anges. Un comportement que Faronir n’acceptait pas. Sen fut le premier ange à être banni d’Alfheim avec l’interdiction d’y remettre les pieds. Ils ne tardèrent pas à se débarrasser de tous ceux qui représentaient une caractéristique différente, pour ne pas prendre de risque.

*****

09 Août, année inconnue ;


Cet épisode de ma vie est particulièrement douloureux pour moi, je me souviens de chaque détail de cette époque. Si j’ai oublié beaucoup de choses, ce souvenir n’a jamais disparu, et revient régulièrement me hanter.

J'ai quitté le Sanctuaire, j’étais perdu, je me sentais mal et je ne savais pas où j’allais dans Alfheim. J’avais une destination, Zhakal, pour tenter d’y retrouver mon jumeau. Mais je pense que ce fut le début de mes emmerdes. Quelques temps après avoir quitté Alfheim, je me suis retrouvé sur la route de Chasseur… Ils devaient être justement d’Alfheim puisqu’ils exécraient toutes les créatures venant de la nuit ou des ténèbres, et moi j'étais lié avec l'un d'eux. Je les ai battu une première fois en usant de mon pouvoir presque automatiquement, en figeant tout aux alentours, avant de partir. J’étais malheureusement reconnaissable avec mes cheveux blancs et mes vêtements blancs, surtout pour quelqu’un allant à Zhakal, pour bien se faire remarquer quoi.

Ils m’ont poursuivit jusqu’à Zhakal. Littéralement. Et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à péter les plombs. Je ne supportais pas cet environnement. On passait d’un endroit paisible, à un univers bien plus sombre, et ça ne me convenait pas.

Ces chasseurs m’avaient rattrapé à cause de ça, et ils ont joué justement avec ce handicap que j’avais en étant ici. Eux devaient être habitués avec leur profession, mais moi non. Leurs intentions étaient claires, ils voulaient récupérer encore plus d’argent grâce à moi. Un albinos ça ne coure pas les rues. Alors ils m’emmenèrent dans une partie de Zhakal que je ne connaissais pas. J’ai donc connu Nightray, la cité de la honte. Ils me traînèrent jusqu’au marché noir, où l’on vendait à peu près tout et n’importe quoi. Les habitants de Zhakal allaient et venaient dans les contrées pour récupérer des objets introuvables dans cette contrée, et ensuite faire leur business.

Un homme m’avait passé les fers aux poignets, liés dans le dos, et aux pieds, pour que je ne puisse pas m’enfuir si jamais j’utilisais mon pouvoir. Ils avaient compris, contrairement à moi. Et puis j’attendis de longues heures, le temps que mes ravisseurs rassemblaient du monde pour faire leur speech. Ils étaient partis chercher même des hommes hors de Nightray. Contre toute attente, plusieurs personnes étaient intéressées par un jeune comme moi.

Les enchères montèrent rapidement, je fixais tous ces gens à la recherche de ce type qui se prétendra être mon « maître ». Ce fut un homme assez âgé mais pas trop non plus, l’air riche avec un visage froid et distant, qui fini par gagner ces enchères. Il donna une importante somme d’argent aux chasseurs, avant de m’emmener avec lui. Je n’avais plus rien désormais, je pouvais donc me laisser mourir sans regret, puisque je n’avais plus d’attache, plus de point de repère, plus rien.

L’homme, qui s’appelait Sun (ironie du sort pour quelqu’un qui vit dans une nuit quasi constante), m’emmena jusqu’à la capitale chez lui. Je comptais m’enfuir de chez lui une fois qu’il m’aurait retiré ces fers, et partir loin, très loin. Un plan minable et stupide, pour un adolescent minable et stupide. Cela dit, je fus énormément surpris lorsque, arrivé chez lui, Sun me retira directement ce qui me liait les mains et les pieds. Je ne comprenais pas.

« Si tu veux partir, part. Mais si tu t’en vas, tu te feras de nouveau capturer et même si tu as de l’énergie à revendre, tu ne gagneras pas en étant faible comme tu es. »

Il me semble que j’ai voulu le frapper, mais j’eus le retour de flamme fulgurant, ce qui posa tout de suite les bases. Mais je ne pouvais pas rester ici. Ça me faisait perdre la tête. Littéralement.

*****

17 Septembre, année inconnue ;


Je reprends mon récit. Je suis parti du Sanctuaire à vingts ans. La même année je me suis fait attraper, et envoyé à Zhakal. J'y suis resté un an, en étant très mal à la fin.

On dit que toutes les "bonnes choses" ont une fin. J'étais sûr que ça allait arriver un jour ou l'autre, que je ne pourrais plus me contrôler. Il était mon père, on vivait dans une grande maison, il avait une situation confortable, bref, tout pour vivre bien. J’excellais dans l’art du maniement du sabre, ça me calmait, il m’avait même confié un véritable katana, qu’il avait acheté à un prix que je n’ose même plus imaginer, pour me récompenser de mes efforts. Mais j'étais devenu violent. Peut-être même trop, et dangereux. La nuit était néfaste pour moi, mais quelque part, il me retenait ici.

Un soir, on mangeait comme à notre habitude, avant que je ne sente un goût étrange. C’est en voyant le sourire mauvais de Sun que j’ai compris, mais trop tard, le noir m’enveloppait déjà. Quand je me suis réveillé, j’étais dans la cave, les mains liées dans le dos par ces fers qui pourtant m’avaient quitté depuis longtemps. Je ne comprenais plus rien. C’était quoi tout ce cirque ? Encore une fois, je me suis montré trop naïf.

« Eh bien Kaz ? Tu croyais peut-être te la couler douce toute ta vie ? N’oublie pas que je suis un Vampire ! Je te suis supérieur depuis toujours, tu me dois le respect le plus profond ! Toi tu n’es qu’un démon… Tu n’es qu’une tare, une chose dont on veut se débarrasser. »

Sun ponctuait chacune de ses phrases par un violent coup. Je ne le reconnaissais pas, ce n’était pas l’homme qui m’avait recueilli une année auparavant pour m'aider. Pour moi ça ne pouvait pas être vrai. Exactement comme quand mon frère m’avait aidé, mais qu’il m’avait craché ces mots à la figure. C’est à partir de ce moment-là que la terreur s’installa dans cette maison. Sun ne me laissait pas sortir de cette obscurité. Elle est abominable. Il me nourrissait peu, me donnait à peine à boire, et passait son temps à me frapper en me rappelant que sans lui, je n’étais rien, que je devais lui être dévoué corps et âme.

De simple coup, il est passé d’un seul coup aux charges électriques. C’était ça son pouvoir. Enfin l’un de ses pouvoirs. S’il s’amusait à m’infliger des charges électriques de plus en plus puissantes pour connaître mes limites, et il recommençait, inlassablement, pendant des jours et des jours, me laissant parfois quelques jours de répit également. Mes idées étaient en vrac, je ne savais plus quoi penser, je ne savais même pas comment m’enfuir.

Il n’était plus le même, je le voyais bien. Lui qui me disait de ne jamais me laisser traiter de brebis galeuse, il était en train de le faire… J’avais beau avoir plus de la trentaine à ce moment-là, c’est ridicule par rapport à Sun qui me considérait toujours comme un gamin. Mon physique à arrêté de vieillir à l’aube de mes trente ans, peut-être un peu avant, alors ça n’aide pas vraiment même si je sais que d’autres créatures, c’est pas bien mieux. Seulement, je me demandais comment on pouvait changer à ce point et devenir pire alors qu’avant, c’était loin d’être comme ça.

Son deuxième pouvoir était les illusions. Quand il se lassait de m’envoyer des décharges électriques, il usait de ce second pouvoir pour me faire voir des choses que… Que personne ne devrait voir en fait. J’ignorais quel était son but au final, mais j’aurais voulu mourir bien avant. Si j’aimais l’obscurité, le noir et le silence avant, j’en ai désormais peur à cause de lui. Ça peut paraître stupide mais par sa faute, j’ai l’impression de voir des choses dans le noir, qui me font paniquer. Je me dis qu’il avait vraiment réussi à me détruire à ce moment-là. J’avais peur de sa simple présence, quand je l’entendais rentrer dans cette cave, à chaque fois je me disais que c’était fini.

Qu’est-ce que je pouvais faire de toute façon ? J’étais aussi faible que lorsque j’étais enfant. Rien dans le ventre, fatigué sans avoir le loisir de se reposer à cause de ces choses que je croyais présentes dans le noir, dans l’incapacité de bouger à cause des liens qui me retenaient, sans espoir de pouvoir un jour sortir d’ici. J’avoue avoir abandonné à ce moment-là.

C’est Keith qui m’a sauvé.

*****

31 Septembre, année inconnue ;


Mais qui est Keith ? Un des seuls amis que je m’étais fait au Sanctuaire. C’était un véritable ange, mais il m’avait toujours supporté à l’époque. Je n’aurais pas imaginé qu’il m’aurait retrouvé.

Alors Keith m’a raconté tout ce qu’il avait fait pour me retrouver. Il me raconta comment il m’avait vu arriver à Nightray avec ces hommes, puis emmené par Sun par la suite. Il nous avait suivi jusqu’ici, mais en voyant comment Sun veillait sur moi, il n’osait pas s’attaquer à lui. Il devait retourner régulièrement dans la contrée d'Alfheim pour ne pas devenir fou. Oh, il avait bien essayé de venir quand le Vampire sortait mais là aussi c’était délicat. Sa maison était piégée. Ça m’étonnait pas mal, mais je comprenais. Si je parvenais à m’échapper, sans doute que je n’aurais pas été bien loin. Puis il me raconta combien Faronir avait changé et les Anges en avaient été forts affectés. D’où le comportement douteux de Sun. Je comprenais ça aussi, mais je n’allais pas pardonner.

« Eh Kaz, t’es aussi maigre que quand on avait rien à manger, va falloir y remédier. »

« M’en fous, je reste plus beau que toi… »

Il avait sourit en me détachant. Je m’inquiétais de Sun qui pouvait revenir à tout moment, mais Keith m’avait assuré qu’il ne me ferait plus jamais de mal. Quand il me sorti enfin de cette cave, la lumière de la maison m’agressa les yeux. Mais ça me faisait du bien. Enfin je sortais de cet enfer. J’avais peur que Sun ne revienne, jusqu’à ce que je le vois au sol. Keith m’avait dit qu’il n’était pas mort mais qu’il ne serait pas prêt à lever de nouveau la main sur moi.

*****

03 Octobre, année inconnue ;


Tiens je n’ai pas parlé de ma rencontre avec Anko. Non ce n’est pas une femme, malheureusement, je ne suis pas assez dégourdi pour garder une femme avec moi. Ou un homme. Oh je suis pas très difficile il faut dire. Mais là n’est pas le souci.

Alors parlons d’Anko ! C’est une petite renarde-écureuil. Qu’est-ce donc ? Un renard miniature ? Pas du tout. C’est petit, la taille d’un écureuil justement, jaune et marron, les yeux verts et aux longues oreilles. Elle est tellement chou, c’est fou. Je l’ai trouvée dans une poubelle de Symphonia, blessée. Elle ne m’a pas aimé, puisqu’elle m’a griffé, mordu, bref elle m’a mit bien souvent la main en charpie. Je l’ai ramenée avec moi pour la soigner, et une fois ça fait, je lui ai dit que si elle voulait partir, elle pouvait. La fenêtre était toujours ouverte au cas où elle voulait s’enfuir. Ça ne m’aurait pas dérangé.

Pourtant elle est restée, et elle m’a tenue compagnie bien souvent. Et pendant les missions, elle s’est montrée tellement efficace qu’au final c’est moi qui ne voulais plus qu’elle s’en aille. Eh oui mon gars, quand on a une femme à ses côtés, on fait tout pour ne pas qu’elle parte et Anko est la seule femme que j’ai réussi à garder auprès de moi. Et je ne le regrette pas.

*****

28 Novembre, année inconnue ;

Suite à ces événements, eh bien on ne s’est plus quitté avec Keith. On s’est très vite aperçu qu’on formait un très bon duo ensemble, et que l’union fait la force. Ouais c’est trop mainstream cette phrase. Alors disons qu’ensemble, on était prêt à niquer des mères. Voilà, c’est un peu plus imagé. On réfléchissait surtout à notre avenir. Moi j’avais une petite idée. Rancunier, TRÈS rancunier, je voulais faire payer à tous ces gens qui m’ont fait un jour du mal. Alors j’ai dit à mon meilleur ami qu’on lance notre affaire. On allait devenir chasseurs. Enfin lui oui, moi non. Je préfère nettement le noble titre de voleur. Mais bon, j'aidais quand même mon ami dans son projet. Qu'est-ce qu'un chasseur d'ailleurs ?

On peut d’abord penser à mercenaire, ou à tueur à gage. Pourtant je définis chasseur autrement. Si un mercenaire est payé pour éliminer des gens bien spécifique tandis que le tueur à gage lui aussi est chargé de tuer, c’est juste le terme qui diffère mais ils ne sont pas si différents. Pour moi, chasseur se réfère donc à la chasse, à la traque, de personnes ou de groupes. Pas besoin de les tuer, mais de les ramener bien vivants, ou morts selon le choix du commanditaire. Comme ces types qui m’avaient poursuivi. Ils s’étaient dis chasseurs, et on leur avait sans doute ordonné de tuer les démons qu’ils trouvaient.

Parallèlement, on exerce ce fabuleux métier d’homme à tout faire, quelque chose où on était d'accord. Au moins on se fait pas chier à chercher un truc stable, un vrai métier en somme. Disons que ça aide quand on doit effectuer des missions. Mais on a un but bien précis, Keith et moi. Il est devenu chasseur principalement pour faire subir aux Anges ce qu’ils nous on fait subir. En pire. C'est un projet suicidaire. Et ils verront ce que c’est que d’avoir peur. Je prépare une vengeance. Ça aussi c'était suicidaire. Même si nous vivions chacun notre vie avec Keith, et qu’on se voyait que pour exécuter des missions, on restait soudés. Parce qu’on savait qu’il pourrait m’aider à survivre à la folie qui m’envahissait depuis qu'on était revenu à Alfheim. C'était encore trop tôt pour que je retrouve toute ma tête.

Cependant toute bonne chose à une fin malheureusement. Encore une fois.

Je ne sais pas si c’est le destin, la fatalité, le karma ou le chien du voisin, mais lors d’une mission, Keith n’est pas revenu. Il s’était fait tuer après être tombé en embuscade, et e n’ai pas pu l’aider puisque je n'étais pas là. Alors évidemment, ça m’a fait un véritable choc mais… Quelque part, comme j’avais déjà tout perdu, ça rajoutait simplement une douleur de plus à l’intérieur. Mais je ne le montrais pas, j’en avais assez de pleurer. J’avais simplement pris une résolution. C’est pas pour les vivants que je me bats, c’est pour les morts.

Tous les coups sont permis désormais.

*****

J’ai écrit ce récit de mémoire, ce qui prouve que j’ai pas oublié grand chose, bien que je ne m’y attarde pas. Écrire tout ça m’a fait du bien, ça m’a fait réaliser plusieurs choses, et j’ai pu faire le point malgré tout. J’ai pris un an pour tout écrire, pour prendre le temps de tout rédiger.

Il y aurait tant à dire encore, mais ce ne sont que des détails sans importance, qui ne méritent pas d’être racontés. Je suis fatigué, mais je sais que je ne dois pas oublier. Depuis toutes ces années, j'ai réussi à retrouver mes esprits, à redevenir celui que j'étais avant même si cette expérience à Nightray est en moi comme une marque au fer rouge. Seul le temps guérit les blessures après tout.

L’aube d’un nouveau jour est sur le point de commencer. Il suffit d’être patient, car tout vient à point à qui sait attendre.

Kaz Eressëa

A toi maintenant. Qui es-tu?


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Comment avez-vous connu notre forum ? Vous connaissez Neal ? Moi aussi, intimement même. Hanw. /PAN
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Mer 14 Sep - 9:23
Je te passe dessus ma cocotte 8D.

Le début de ton histoire m'a franchement tué. xD Le côté humour laisse une bonne légèreté dans ton récit ! ( et j'ai trouvé le karma caché -out- )

Sur ce, je n'ai donc rien à dire. Je te valide ! éwè

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