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Nouvelle vie ~ Libre

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Mer 31 Aoû - 22:27
~Un mois plus tôt...~

Timya posa son petit baluchon au sol et se tourna vers la carriole qui s'éloignait doucement pour lui faire de grands signes et remercier le fermier de l'avoir déposée là. La ferme des bleuets était en vente depuis plusieurs semaines et la raison en était toute trouvée, les réparations à faire semblaient dépasser son prix d'achat. La Kitsune prit son courage à deux mains, elle avait acheté la ferme avec ses maigres économies, il fallait maintenant qu'elle assume tout ça et qu'elle se mette aux réparations...

~ Temps présent ~

La Kitsune passait le balai sur la devanture de la vieille ferme rénovée dans laquelle elle avait bossé comme une folle pour qu'elle devienne accueillante. Elle y vivait seule et n'occupait qu'une des neuf chambres et proposait les huit autres en location, elle avait commencé les travaux d'agrandissement et avait transformé la salle à manger en petite auberge. Le mur de la cuisine avait été abattu pour améliorer la communication salle-cuisine bien que la demoiselle soit seule pour le moment. Les voyageurs entre Alfheim et Tamaris n'étaient pas vraiment nombreux et elle gérait plutôt bien la chose pour le moment, même si elle avait encore des difficultés et qu'elle ne faisait encore aucun profit. Le petit reste de ses économies commençait même à s'amoindrir. Cependant, la jeune femme était persuadée qu'elle s'en sortirait si elle avait quelques clients de plus.

Alors qu'elle suçotait son crayon en réfléchissant au menu du lendemain, le tintement de la clochette qu'elle avait installée lui indiqua l'entrée d'un nouveau client. Bondissant sur ses pieds, elle arriva près de l'entrée en quelques bonds pour offrir un grand sourire à l'arrivant et s'incliner pour lui souhaiter la bienvenue. C'était le vieux fermier qui l'avait déposée là quelques mois plutôt et qui passait souvent la voir, malgré son air bougon. Elle lui louait les champs autour de la ferme en échange de nourriture qu'il faisait pousser et il la livrait toutes les semaines ou presque. Cependant, l'accueil qu'elle lui réservait restait le même que pour tous les autres, même si les familiarités suivaient ensuite.

- "Bonjour Maître ! Je suis heureuse de vous revoir ! Votre table habituelle ?"

Le vieux hocha la tête et elle le conduisit à la table la plus proche de l'ancien bar que la Kitsune n'utilisait pas, faute de savoir faire de l'alcool et de n'avoir pas encore suffisamment de liquidité pour en acheter en plus grande quantité. Le soleil du jour était magnifique, légèrement blanc, annonçant une fine pluie pour la fin d'après midi, la renarde remua la queue et huma l'air pour confirmer ses doutes avant d'agiter les oreilles au son de la voix de son client. Elle nota rapidement sa commande et fila, après un sourire et une autre révérence, vers la cuisine pour l'exécuter et la lui apporter aussi vite que possible. Le zénith n'avait pas encore pointer, les clients arriveraient seulement dans une demi-heure et ceux ayant séjourné dans l'une des chambres occupées (au nombre de deux, en plus de celle de la Kitsune) viendraient sans doute prendre leur déjeuner sous peu.

Elle s'activait donc en cuisine pour préparer le plat du jour qui serrait servi partout à moins d'une commande de pain comme celle du vieux fermier voisin. Elle se souvenait qu'il avait été plutôt soulagé qu'elle lui propose une alliance entre ferme et nouvelle auberge plutôt que de tomber sur une potentielle concurrente et les deux s'entendaient aussi bien que faire se pouvait en ces temps troublés par la guerre. Tous deux avaient peur qu'un jour, il n'y ait plus suffisamment de nourriture, d'où leur arrangement pour les champs et la livraison de denrées qui leur permettait un bon rendement. La jeune femme veillait aux cultures du vieil homme en même qu'elle jetait un oeil aux futures siennes et les arrosait si besoin était alors qu'il fournissait la plupart des graines de départ et de l'engrais naturel qu'ils composaient avec leurs déchets de légumes.

Tout ce qu'il semblait manquer, c'était le côté brasserie de l'auberge car l'alcool coûtait cher et que la renarde était trop futée pour l'acheter plein tarif. Elle ne prenait que de petite quantité et n'avait, en général que des carafes d'eau à proposer de toute façon. Elle apporta le plat à la table du vieil homme, servit les deux suivantes avec le même sourire dissimulant des yeux tristes de solitude et se tourna vers la porte après qu'elle ait émit un nouveau tintement cristallin.

- "Bonjour ! Bienvenue à l'auberge des bleuets !"
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Mar 2 Mai - 22:03


Nouvelle vie

J’ai mal aux pieds. La dernière fois c’était à cause d’un caillou, maintenant c’est parce que j’ai trop marché. Sincèrement, tout me fatigue. J’en ai marre du soleil, j’en ai marre d’Alfheim, j’en ai marre du jour, j’en ai marre, tout simplement. Je ne suis pas spécialement le genre de me plaindre, ou alors c’est uniquement pour ennuyer la personne avec moi. Un sourire vint étirer mes lèvres, avant que je ne me prenne une branche dans le nez. D’où elle sort cette saleté ? Je la casse en silence, pas spécialement content de me faire agresser par un arbre. Un soupir cette fois franchit mes lèvres, tandis que je tourne la tête tout autour de moi. Il n’y a vraiment personne. C’est désert, à croire que personne ne venait dans ce coin paumé et reculé… Bon, cela faisait des cons en moins à supporter, mais la non-présence des personnes me faisaient poser des questions.

Je suis méfiant à la base, parce que je sais que les Alfheim ne sont pas tous des Saints. Déjà quand je me regarde dans la glace, c’est pas un Ange que je vois, ça non, je peux vous le garantir. Ou alors, parfois, un Zhakal débarquait pour une raison x ou y, et voilà pourquoi il n’y avait personne. Troisième solution ? Eh bien tout simplement que c’est peuplé de bêtes sauvages prêtes à bouffer la moindre créature dans un rayon de 3 kilomètres. Je suis prêt à les accueillir les sales bêtes si jamais, mais ça me ferait bien chier. Pourquoi je suis là déjà ? Ah ouais… On m’avait demandé de piquer un livre à Tamaris. Il devait être précieux vu combien le vieux était prêt à me payer. Enfin le vieux, tout est relatif bien entendu.

J’aime bien Tamaris, on voit le jour et la nuit là-bas, c’est carrément cool, m’enfin… C’est un endroit où je pourrais passer mes vacances quoi, tranquille, les pieds en éventail. Pour le moment, ce n’était absolument pas au programme puisque bon, si je veux me payer des vacances, faut de l’argent, et comment avoir de l’argent ? En travaillant. Merci, j’étais également au courant. Quoiqu’il en soit, c’est avec ma méfiance naturelle que je continue mon chemin, appréciant le calme environnant. Plus je suis loin de la foule, mieux je me porte, et rien ne vaut le calme d’un endroit vide comme actuellement. Bizarrement, je sentais que ça n’allait pas durer, d’une manière ou d’une autre. Mon instinct ne me trompe quasiment jamais. Quasiment. Parfois je me trompe, mais j’avoue que je suis trop fier pour l’assumer. On est de mauvaise foi ou on ne l’est pas !

Tout ça pour dire que j’ai mal aux pieds. C’est la seule pensée qui me vint en tête actuellement, au lieu de profiter des petits oiseaux qui chantent, du vent dans les feuilles et l’herbe, qui font craquer les arbres… Les bruits naturels en l’occurrence. Je pourrais voler, en faisant apparaître mes ailes, mais là ça veut dire me mettre à découvert, et dévoiler ma véritable nature, ce que je ne veux pas spécialement. Après tout, ça pique quand on me vole dans les plumes. Enfin j’imagine, jamais ça m’est arrivé. Et il ne vaut mieux pas, parce que je suis armé et prêt à me battre si quelqu’un m’agresse. Je suis gentil, mais plus quand on dépasse les bornes. « Gentil », encore une fois, tout est relatif. A force de ruminer mes pensées, je tombe un peu au hasard sur une auberge. J’en viens à me demander depuis combien de temps je marche, et d’où elle sort cette bâtisse. Cela dit, c’est vraiment une bénédiction ! Merci à qui entend ce remerciement. C’est absolument logique. J’observe la bâtisse. Simple, cosy, elle ne me semble pas être un repaire à brigands, mais plutôt l’auberge qu’on remercie d’être là quand on en a besoin. Il est vrai que je ne suis pas très loin de Tamaris. Décidément, c’est vraiment ma chance.

J’entre dans la petite maison en ouvrant la porte un peu trop brusquement. Toutes les personnes présentes (deux ou trois je crois) se tournèrent vers moi, et j’entendis une voix féminine me souhaiter la bienvenue dans… L’auberge des bleuets ? C’est niais, mais pourquoi pas. Je suis bien content qu’elle soit là après tout. Je souris à la demoiselle. Une renarde ? Très bien. Assez mignonne mais… Trop jeune pour moi. Quoique, s’il fallait elle faisait partie de ces espèces qui vivaient des plombes, un peu comme moi d’ailleurs.


« Bonjour charmante demoiselle. Votre auberge est vraiment bien placée. Bon, j’ignore encore comment je suis arrivé là, mais j’en suis fort content. ~ »

Moi ? Dragueur ? Pas du tout, mais ça fait du bien des compliments de temps en temps. Elle le prendra comme elle voudra, j’aurais sorti cette phrase à n’importe qui. Attention, à n’importe qui peut-être, mais que je trouve mignon ou mignonne. Je ne fais pas des compliments à n’importe qui. Je me suis calmé, de sorte à ne pas être trop bruyant, histoire de ne pas déranger les vieux ici (pour moi ils sont tous vieux donc bon), gardant le sourire aux lèvres.

« Serait-il possible de prendre une chambre pour la nuit prochaine ? Et manger ? Et boire ? Enfin, surtout manger et surtout boire pour le moment. »

Il me fallait de l’alcool, un truc qui me remette les pendules à l’heure, pour bien me réveiller, le petit remontant que j’aime tout particulièrement et qui réchauffe l’estomac. Vu l’air de la gamine (pour moi c’est une gamine), je ne pense pas qu’elle ait ce que je souhaite en alcool… Bah tant pis, tant qu’il y a de la nourriture, ça me va aussi.
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Sam 6 Mai - 19:17
Timya jeta un rapide coup d'oeil à l'homme qui venait d'entrer dans son auberge et se dit qu'il était plutôt séduisant. Elle eut un petit sourire quand il lui demanda une chambre pour la nuit, un repas et à boire et elle hocha la tête pour le conduire à une table pour commencer. Il fallait d'abord s'occuper de l'appétit de son client avant de l'envoyer se reposer et elle annonça le plat du jour : un ragoût boeuf, champignon, carottes et des pommes de terre sautées à moins qu'il n'ait envie d'un des plats de la carte qu'elle lui donna avec un sourire. Ensuite venait la partie difficile, elle devait s'excuser de ne pouvoir lui proposer que de l'eau et du vin de pomme qui n'était pas très fort et qu'elle achetait en très petite quantité. Elle n'avait que trois ou quatre bouteille mise en cave et cherchait toujours désespérément un partenaire brasseur qui pourrait conclure une alliance avec elle et la fournir contre un quelconque arrangement. Autre que financier si c'était possible au vu du peu de liquidité actuelle.

- "Je vous laisse faire votre choix et je reviens dans quelques minutes !"

Elle lui sourit de nouveau et fila derrière le bar pratiquement inutilisé pour lui ramener une carafe d'eau et un verre pour qu'il puisse patienter, ayant décidé que l'eau était de toute façon gratuite, et elle fila de nouveau en cuisine pour vérifier que les deux gâteaux qu'elle préparait comme dessert ne cuisait pas trop vite. Elle était plutôt satisfaite, tout devrait être prêt pour l'après-midi et certains des clients pourraient même profiter d'une bonne part de gâteau tout chaud. Les clients dormant à l'auberge la nuit précédente descendirent et commandèrent également leurs plats, la jeune renarde revint vers son nouveau client, toute pimpante et guillerette :

- "Vous avez fait votre choix ?"

Elle nota soigneusement ce que lui demandait le séduisant jeune homme et songea qu'en cent ans de vie, elle avait rarement trouvé un homme ayant un regard aussi perçant. Elle se mit à rougir doucement et repartit avec la commande sur son petit calpin, laissant sa queue onduler sagement à chaque mouvement et ramenant enfin le plat tant désiré par son invité.

- "Je vous prie de me pardonner pour l'attente Maître ! J'espère que vous apprécierez votre repas. N'hésitez pas à m'appeler si vous avez besoin de quoi que ce soit."

Sa queue s'agitait furieusement alors qu'elle s'inclinait doucement et elle repartit se cacher en cuisine quelques minutes pour souffler. Vivre loin des hommes ne l'avait pas aidé à se dépatouiller avec sa timidité et elle aurait aimé ne pas se souvenir de son ancien travail aux moeurs bien plus légères en présence de ce client là. Après quelques secondes, elle prit une très grande inspiration et repartit à l'assaut de ses fourneaux pour finir ses petits gâteaux.
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